COURRIER

Samedi 20 septembre 2008

 

  Je me souviens toujours de cette fameuse question que l’on nous posait quand on était petits : « Que veux-tu devenir quand tu seras grand ? », et à laquelle je répondais toujours avec fermeté et  déterminisme : « Je voudrais être médecin.»

  Toutefois des années passèrent, sans que je voie pour autant se réaliser ce rêve, qui m’était le plus cher, et au lieu de cela, je m’étais retrouvée dans un domaine auquel je n’avais jamais songé : « l’enseignement ».

   Mon premier jour de travail était très remarquable, ça m’a permis de me rendre compte de l’énormité de la faveur divine dans laquelle vivent mes confrères les citadins (eau potable, électricité, propreté, et surtout moyens de transport)

    Ce jour-là, après deux longs travelling dans une sorte de TAXI-CAR, abritant plus de 14 personnes, et destiné ordinairement à transporter uniquement 6, je dus faire le plus long footing de toute mon existence : Ne connaissant de l’école dans laquelle j’étais affectée que le nom, j’ai du parcourir à pied, plus de 8 km pour trouver enfin le village où elle se situait

   Une semaine après, les cours avaient commencés. J’étais chargée d’enseigner toutes les matières en 5ème et 6ème, j’avais à peu près 16 leçons à disposer tous les jours, dans une marge de temps de 4heures et demi, à une classe de plus de 40 élèves : un véritable enfer !!!

                                            
   Je me souviens que j’étais intriguée par le bizarre comportement des élèves qui demandaient à sortir chaque fois que je commençais mon activité d’alter-gavage-informatif. J’ai pensé au début qu’ils étaient désintéressés des cours que je présentais, puis j’ai laissé tomber cette supposition, car s’il en était le cas ils ne reviendraient pas après deux ou trois minutes. J’ai pensé alors qu’il se pourrait qu’ils sortent uniquement pour prendre l’air vu que la classe était condensée, mais celle-là aussi ne valait pas car l’air n’était pas ce qui manquait avec toutes ces fenêtres aux vitres cassés.

    Epuisant toutes les probabilités, j’en conviens à porter la question à l’une de mes collègues qui était plus âgée que moi. Celle-ci m’expliqua alors que ne disposant d’aucunes toilettes au sein de l’école, les élèves étaient obligés de sortir dans la nature pour faire leurs petits besoins, et qu’ils évitaient de les assouvir lors de la récré afin d’éviter le regard des autres.

     Une fois les cours terminés, on rejoignait; moi et deux autres institutrices notre loge, où on se reposait, dormait et se préparait pour de nouvelles introductions sur la scène estudiantine.

   Ce fut ainsi, jusqu’au jour où une bande d’intrus décident de porter atteinte à notre vie calme et paisible. On était toutes les trois à écouter la radio tranquillement, il était à peu près 22h, quand tout à coup on entendît frapper à la porte. Nous continuâmes de l’écouter, convaincues d'avoir confondu un bruit pour un autre, mais un peu plus tard, ça reprend. Nous  regardâmes la porte une autre fois et celle-ci était  toujours fermée. Nous étions  mortes de peur à tel point qu’on éteignit même la lumière, mais question de nous rassurer, on se dit que c'est tout simplement la fenêtre de la  chambre qui; ouverte, fait que le vent agite la porte.  Mais soudainement, le bruit était si fort et si vif que j'avais l'impression qu'on avait ouvert la porte précipitamment. Là, c'est la panique. J'ai osé à peine m'étirer le cou pour voir si la porte était ouverte. Quand j’ai osé enfin faire un mouvement, il y avait un autre bruit plus discret qui venait de la porte.  Alors là, pas de doute; il y avait quelqu'un devant notre porte. J'avais le cœur qui battait dans la poitrine et je m’étais dis qu'il faudrait bien que j'agisse. J'ai eu l'idée de prendre un couteau et d'ouvrir la porte rapidement, mais j'avais bien trop peur que ça se revire contre moi. J’ai pensé alors à prendre une bouteille  vide pour péter sur la tête du gros méchant qui se cachait derrière la porte mais je me suis dis que même brisée, ça ne pouvait  pas nous mettre hors danger. J’ai pensé alors à prendre le balai mais l'image de moi, me défendant avec le manche à balai et prenant le porte poussières comme bouclier m'était trop ridicule et comique pour que j'opte pour cette option: le plus que j'aurais pu faire avec ça, c'est faire rire le criminel . Seulement voilà, avant que je finisse de penser à mes propres stratagèmes défensifs, le bruit s’était arrêté, et on ne l’entendit plus de toute la nuit.

    Le lendemain matin,  nous sous sommes redues chez les gendarmes pour porter plainte. Et à partir de ce jour je n’ai jamais passé une nuit à la campagne.

 

                                                        Asma MOUHIB.

 

Par les safiots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 5 septembre 2008

   La superstition est une attitude faisant intervenir la croyance que certaines pratiques ou faits observés sont en liaison avec un certain déroulement de l'avenir, sans qu'aucune explication de cause à effet ne soit donnée.  Au Maroc L'individu superstitieux croira par exemple au pouvoir néfaste du regard, appelé « aïn » (mauvais œil) et synonyme d’échec, de maladie ou de mort. La crainte quasi obsessionnelle qu’il fait naître s’appuie sur la capacité de nuisance du regard porté sur autrui. Son principe actif est souvent l’envie instinctive, l’œil servant ici de véhicule à des vœux hostiles, mais il peut être aussi une source maléfique échappant à la volonté de celui qui le porte.

   Malheureusement, la croyance en ce genre de superstitions reste répandue au Maroc, et ce type de mentalité naïve et archaïque continue encore de se transmettre de générations en générations, à tel point qu’on trouve toujours des jeunes cultivés qui y croient fortement. 

Voici maintenant quelques unes des superstitions marocaines qui sont toujours en vigueur :  

1. La khmissa ou la main de Fatma (et par extension le chiffre 5 "khamsa") joue le rôle protecteur contre le mauvais œil et forme ainsi une sorte de rempart visuel entre le regardeur et le regardé.  

2. Au Maroc il est défendu de verser  de l’eau chaude dans les WC ou dans les lavabos la nuit, et ce au risque de brûler un "djin", et de recevoir  par la suite une raclée par les jnouns (les mauvais esprits),  

3. Quand la paume de votre main gauche vous pique, et que vous la frottiez, cela signifie que vous allez recevoir de l’argent de la part de quelqu’un. Quand c’est le cas de la main droite, cela signifie que vous allez en donner à quelqu’un d’autres. 

4. Quand vous avez deux paires de chaussures inconsciemment placées l’une sur l’autre, cela  signifie que vous allez partir quelque part… un voyage par exemple.  

5. Quand votre œil droit se contracte, cela veut dire que quelque chose de bien va vous arriver. Si c’est le cas pour l’œil gauche… alors là il faudra faire attention… car un malheur vous attend.  

6. Il est interdit de siffler à l’intérieur de sa maison, car cela pourrait chasser le « Rizq » (moyens de vivre).  

7. Quand l’un de vos sourcils vous pique, cela signifie que quelqu’un est en train de dire de mauvaises choses à votre propos.  

8. Quand c’est votre moustache qui vous pique, cela signifie que vous allez saluer quelqu’un.  

9. Quand c’est votre nez qui vous pique, cela veut dire que quelqu’un que vous connaissez va mourir (je me demande bien combien de gens devront mourir si on a une rhinite allergique).  

10. Il est formellement interdit d’enjamber la personne qui se trouve sur votre passage, sinon cette personne ne pourrait jamais grandir, et souffrirait d’un nanisme chronique que même une injection d’hormones de croissance ne pourrait réparer. Si le mal est fait, il suffit de procéder à la même opération dans le sens inverse, c’est-à-dire enjamber la victime à reculons.  

11. Quand une hirondelle gazouille devant la porte ou la fenêtre de votre maison, attendez-vous alors à recevoir des invités.

 

                                                        Asma MOUHIB,

Par les safiots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 23 juin 2008

 اللجنة الموحدة للمعطلين               اسفي في :18/06/2008
    باسفي                                         

                                               

 بيـــــــــــان

 

 
         مرة أخرى تنسجم الدولة المغربية مع طبيعتها " الدموية و القمعية" من خلال الأحدات الأخيرة التي شهدتها سيدي إيفني السبت الأسود 7 يونيو 2008 ، التي أكد من خلالها  'الحاكمون' أن الشعارات التي يروجون لها من قبيل "دولة الحق والقانون" "العهد الجديد " "التنمية البشرية " "الإنصاف والمصالحة " ... ماهي إلا مساحيق و أقنعة للتستر على جرائمهم ضد الإنسانية وهذا ما تأكد بالملموس في سيدي ايفني التي رفضت ساكنتها واقع الإقصاء والتهميش ووحدت مطالبها الخمسة وناضلت من أجلها لأزيد من أربعة سنوات.وأمام التجاهل و التسويف عادت ساكنة سيدي ايفني للإحتجاج من خلال الإعتصام أمام الميناء وهو شكل احتجاجي مشروع يستمد مشروعيته من ما يتعرض له المعطلون وباقي كادحي المنطقة من بطالة وتشريد وتقتيل ممنهج مقابل إستنزاف خيراتهم البحرية و البرية من قبل ناهبي ثروات البلاد .

إن الإجابة ( القمع والترهيب و إنتهاك حرمات البيوت و إستباحة شرف النساء العفيفات وهتك الأعراض وسرقت ممتلكات المواطنين...) لم تزد ساكنة ايت بعمران قاطبة ومعها كل القوى الحية محليا ووطنيا ودوليا إلا تماسكا وتضامنا من أجل الرد على الهجوم البربري الذي تواجه به الدولة المغربية كل مطالب الجماهير الشعبية .

وانسجامنا مع موقعنا الإجتماعي والإقتصادي كمعطلين أبناء الطبقة الكادحة وإنطلاقا من الإقصاء و التهميش الذي يمارس في حقنا فإننا نعتبر أنفسنا في خندق واحد مع كل الكادحين والمهمشين والمقصيين . وعليه نعلن للرأي العام المحلي والوطني والدولي مايلي : 

 

A -  إدانتنا الشديدة لكل الجرائم التي ارتكبت من قبل الآلة القمعية في حق ساكنة سيدي إيفني منذ يوم السبت الأسود والتي مازالت مستمرة من خلال الحصار والإعتقالات التي كان آخرها اعتقال أربعة معطلين.

A -  تضامننا المطلق واللامشروط مع ساكنة سيدي ايفني وكافة نضالات الحركات الإجتماعية .

A  -  مطالبتنا إطلاق سراح كافة المعتقلين و إيقاف المتابعات ورفع الحصار عن سيدي ايفني .

A -  دعوتنا الجهات المعنية لتنفيذ المطالب العادلة والمشروعة وعلى رأسها الحق في الشغل.

A -  مناشدتنا  لكافة الإطارات بالإستمرار في النضال وتوحيد الصفوف لرفع الظلم  المسلط على كادحي الوطن .

 

 

 الجمعية الوطنية   لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب                    جمعية المجاز المعطل بآسفي

ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ                                    ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

                                www.chomeurs.canalblog.com                  www.mojaz.canalblog.com  

                 almoujazin@hotmail.fr                                        andcm-safi@hotmail.com  

 

Par les safiots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 14 mars 2008

     C'était l'après-midi du samedi 11 mars 2000, quand jé rencontré une fille de mon age dans un cyber-café en ville nouvelle. Au début jé pas fait attention à elle même si elle s'assoit juste 20 centimètres à ma droite, j n'étais pas du genre à déranger les nana j'étais qlq'1 de discipliné .
Quant à elle; si gentiment assise tente à créer une nouvelle boite email personnelle sur le fameux "Caramail" ce temps là..Pour se faire, elle n'a cessé de demander de l'aide au boss du cyber à chaque fois; l'internet était à son début à Safi et tout le monde n'y connaissait pas grande chose .
     Embêté, le boss du cyber commence à perdre sa patience sans l'avoir exprimer explicitement. C'est à ce moment là que j'interviens moi le héros de l'histoire pour proposer mon aide. D'abord, jé commencé à jeter un oeil timide de temps à autre sur son écran en attendant qu'elle me pose une n'importe quelle question, elle ne m'a pas accordé d'intérêt..Peut-être qu'elle hésitait, qu'elle était timide pour le demander ou je ne sé pas...Bref, c'est moi qui a pris le risque de l'aborder en premier en lui donnant le coup de main pour créer sa boite.
Voilà fait, à la sortie je né pas hésité à l'accompagner, elle aussi je ne crois pas. On s'est fait connaissance, chacun s'est présenté, on a bavardé quelque peu et nous voilà se dire au revoir.
     Ce temps là, les GSM n'étaient pas à la portée de tout le monde surtout des lycéens, donc on n'avait que les emails pour se contacter. Malheureusement, ce n'était pas le cas..
     Les jours passent, et comme son lycée était près du mien, un jour en moto avec mon ami, jé pu la distinguer entre plusieurs de ses amies, elle a levé sa main pour me saluer de loin avec un si beau sourire. Jamais je n'oublierais cet instant là: elle, ses amies, la route, la moto, le jardin, le mécanicien de côté, le rond-point, le stop...des images qui sont encore marquées dans ma mémoire, et que j'aime m'en souvenir lorsque je passe près de cet avenue là..Oui, j'aurais dû descendre lui dire bonjour mé ce n'était pas moi qui conduisait, et c'est raté. Mais quand même le fait qu'elle me sourit m'a beaucoup soulagé.
  
           
C'était une période d'examens, et c'était difficile de la croiser      encore une fois. Le dernier jour des exams on a fini vers 17h30, tout le monde se rassemblait pour dire au revoir surtout on était en phase terminal (Bac), à ma grande surprise je l'aperçois avec une amie à elle, laquelle attendait quelqu'un, ils sont partis, elle se tourne, me regarde, me salut encore de loin et continue son chemin, j'ai voulu la suivre pour lui parler, je n'ai pas eu le courage, j'ai raté encore une deuxième et surtout une dernière occasion pour lui dire ce que je ressent envers elle. je ne l'ai jamais vu depuis.

     Depuis ce temps là, ça fait aujourd'hui huit ans, je n'arrête pas à me rappeler des trois fois où je l'ai vu, je reconstitue dans ma mémoire les mêmes scènes, les mêmes endroits, les mêmes personnes pour revivre les trois instants des plus beaux de ma vie.
Durant ces huit années passées, j'ai essayé de demander si quelqu'un la connait, jé cherché sur internet, dans les annuaires téléphoniques..pourquoi je fais tout ça ? pourquoi je tiens à savoir de ses nouvelles ? si je la retrouve, que vais-je lui dire , se rappellera-t-elle de moi ? ça fait huit ans que je me pose ces questions, ça fait huit ans que je prie pour la revoir une nouvelle fois..même de loin, ça fait huit ans que je regrette ces deux occasions ratées.
Je vis encore dans cet espoir de la revoir, entendre de ces nouvelles, est-elle encore en vie! comment elle est devenue! Certes, huit ans ont beaucoup changé les choses, mais pour moi, où que tu sois , tu reste la seule qui occupe mon cœur ça fait huit ans aujourd'hui.



Signé : QuePourElle

   90172871-copie-1.gif

     

 

Par les safiots
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

ابناء اسفي الجميلة

  • : ابناء اسفي الجميلة
  • les-safiots
  • : شرفة بحرية تطل على الصورة والكلمة الجميلة الهادفة

من هنا وهناك

وتمضي الايام

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

عرف اصدقاءك بالمدونة

للبحث

انضم الى عالم المدونين

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus